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Cas d'usage · Dépôt-vente

Une application qui sait ce que vous devez à chaque déposant

Dans un dépôt-vente, la marchandise en rayon ne vous appartient pas : elle est confiée, pour une durée, par des dizaines de personnes qui peuvent la reprendre. Décrivez ce rapport particulier en français, obtenez une application qui suit l'article ET la dette qu'il porte.

Générer cette application

Le descriptif est déjà rédigé : inscription gratuite, puis il vous attend dans le compositeur.

Un stock qui n'est pas le vôtre

C'est le fait qui commande tout le reste, et c'est celui qu'un logiciel de stock ordinaire ne sait pas représenter. Un stock acheté n'a qu'un propriétaire : vous. Un rayon de dépôt-vente en a autant qu'il a de déposants, et chaque article reste la propriété de quelqu'un jusqu'à sa vente. La conséquence est qu'une valeur de stock ne veut plus rien dire : ce qui compte n'est pas ce que vaut le rayon, c'est ce que vous devrez reverser quand il se sera vendu.

La question à laquelle il faut pouvoir répondre à tout moment est donc double, et un cahier n'y répond pas : combien dois-je à Madame Untel, et lesquels de ses articles sont encore invendus ? La première moitié se reconstitue péniblement en fin de mois ; la seconde ne se reconstitue pas du tout dès que le rayon dépasse quelques centaines de références.

L'article a un cycle, pas un niveau

Un article de dépôt-vente traverse des états, et c'est cette succession qui fait le métier : il est déposé sous contrat, mis en rayon à un prix convenu, éventuellement démarqué au bout d'un délai, puis il sort — vendu, restitué à son déposant, ou abandonné selon ce que le contrat prévoit. On ne réapprovisionne pas : on reçoit ce qu'on vous apporte.

Le contrat de dépôt porte la donnée que rien d'autre ne porte : sa DURÉE. C'est elle qui crée l'échéance — la date à laquelle un article non vendu doit être repris, démarqué ou basculé. Sans elle, les invendus s'accumulent en silence et occupent une place que personne n'a décidé de leur donner ; avec elle, l'application peut dire chaque matin ce qui arrive à échéance cette semaine.

  • Déposants : coordonnées, pièce d'identité relevée, coordonnées de reversement
  • Contrats de dépôt : date, durée, taux de commission, sort des invendus
  • Articles : désignation, prix, état, date de mise en rayon, démarque éventuelle
  • Ventes : article, date, prix réellement encaissé
  • Reversements : déposant, période, montant versé

La commission est votre chiffre d'affaires, pas la vente

Un dépôt-vente qui lit son activité au montant encaissé se trompe de grandeur : l'essentiel de cette somme appartient à quelqu'un d'autre. Le chiffre qui décrit réellement l'activité est la commission retenue, et il ne se déduit pas d'un total de caisse — il se calcule article par article, parce que le taux peut dépendre du contrat, de la famille d'objets ou du prix.

Le corollaire est le reversement. Une vente ne solde rien : elle crée une dette envers le déposant, qui s'éteint le jour du versement. Tenir les deux séparément — ce qui est dû, ce qui est versé — est ce qui permet de dire à quelqu'un qui passe au comptoir où en est son compte, sans refaire le calcul devant lui.

Comment l'application est produite

Vous écrivez ce que fait votre boutique, en français, avec votre vocabulaire — « déposant », « dépôt », « démarque », « restitution », « reversement ». Un plan vous est présenté avant toute construction : les entités retenues, leurs champs, les écrans, les indicateurs. Vous le corrigez tant qu'il ne correspond pas à votre organisation ; rien n'est construit avant votre validation.

L'application produite est un projet Next.js et Prisma standard. Vous pouvez la récupérer en archive ZIP ou la pousser sur GitHub : le code vous appartient, et n'importe quel développeur sait le reprendre. Trois niveaux de génération existent (Sketch, Craft, Masterpiece) selon que vous voulez éprouver une idée ou obtenir une application aboutie.

Ce que l'application n'est PAS — et un point réglementaire à connaître

Cette page décrit un outil de suivi interne. Plusieurs besoins d'un dépôt-vente sortent de ce que le produit sait faire, et il vaut mieux le savoir avant de commencer qu'après. Le premier point n'est pas une limite technique mais une obligation légale, et il mérite d'être lu en entier :

L'article 321-7 du Code pénal impose à toute activité professionnelle comportant la vente ou l'échange d'objets mobiliers usagés — le dépôt-vente y est nommé explicitement — la tenue d'un registre journalier décrivant les objets et identifiant les personnes qui les ont apportés. Ce registre doit être coté et paraphé avant l'ouverture par le commissaire de police ou le maire de la commune. Une application générée n'est PAS ce registre et ne le remplace pas : elle peut tenir les mêmes informations comme données de gestion, cela ne lui confère aucune valeur réglementaire. Vérifiez auprès de votre préfecture ou de votre mairie ce à quoi votre activité est soumise.

Aucune des limites ci-dessous n'est définitive au sens du code — le projet est exportable et un développeur peut l'étendre — mais aucune n'est fournie telle quelle.

  • Ce n'est pas un logiciel de caisse certifié : si votre boutique est soumise à cette obligation, l'encaissement doit rester sur votre système de caisse.
  • Aucune connexion à un terminal de paiement, une douchette code-barres ou une imprimante d'étiquettes.
  • Aucun versement : l'application calcule et suit ce qui est dû à chaque déposant, elle ne déclenche aucun virement.
  • Aucun contrat de dépôt généré : le document signé avec le déposant reste le vôtre, l'application en enregistre les termes.
  • Pas de boutique en ligne ni de mise en vente sur une place de marché.
  • Pas de mode hors ligne, et les droits sont globaux (administrateur, utilisateur, lecture seule).

Récupérer ses données

Les données saisies restent les vôtres et se récupèrent depuis l'écran Paramètres, en JSON ou en CSV, jeu de données par jeu de données. C'est le format utile au moment d'un bilan ou d'un point avec votre comptable : un CSV s'ouvre dans un tableur, se trie par déposant et se recoupe avec les encaissements.

Les listes se filtrent et se trient, et une corbeille permet de restaurer une ligne supprimée par erreur — utile quand plusieurs personnes saisissent les dépôts au comptoir.

Entités

  • Déposants
  • Contrats de dépôt
  • Articles
  • Ventes
  • Reversements

Vues

  • Tableau de bord
  • Articles en rayon
  • Dépôts arrivant à échéance
  • Déposants
  • Ventes
  • Reversements à faire

Indicateurs

  • Reste à reverser aux déposants
  • Articles arrivant à échéance
  • Commission retenue sur la période
  • Articles invendus depuis plus de 60 jours

Questions fréquentes

L'application tient-elle le registre obligatoire des objets mobiliers ?

Non. L'article 321-7 du Code pénal impose un registre coté et paraphé avant l'ouverture par le commissaire de police ou le maire — une application générée ne peut pas produire un document de cette nature, et le fait qu'elle enregistre les mêmes informations ne lui donne aucune valeur réglementaire. Le registre reste à tenir selon la procédure officielle ; renseignez-vous auprès de votre préfecture ou de votre mairie.

Peut-on encaisser les ventes avec l'application ?

Non. Elle enregistre une vente comme une donnée de suivi, mais ce n'est pas un logiciel de caisse certifié et elle n'est reliée à aucun terminal de paiement. Si votre boutique est soumise à l'obligation de caisse certifiée, l'encaissement doit rester sur votre système existant.

Comment sont gérés les taux de commission différents selon les articles ?

Le taux se décrit là où il vit réellement chez vous : sur le contrat de dépôt si vous le négociez par déposant, sur la famille d'objets s'il dépend du type d'article, ou sur l'article lui-même si vous l'ajustez au cas par cas. L'application calcule ce que vous lui avez décrit — elle n'invente aucune règle que vous n'auriez pas écrite.

L'application prévient-elle le déposant quand son dépôt arrive à échéance ?

Non, elle n'envoie ni courriel ni SMS. Elle affiche la liste des dépôts qui arrivent à échéance, avec les coordonnées du déposant : la prise de contact reste manuelle.

Que se passe-t-il si nous voulons changer d'outil plus tard ?

Le projet est du Next.js et du Prisma standard, exportable en ZIP ou poussé sur GitHub, et vos données s'exportent en JSON et en CSV. Il n'y a ni format propriétaire ni dialecte que seul l'éditeur saurait relire : partir ne demande l'autorisation de personne.

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